Amis médecins légistes ou aspirants,
Vous êtes de plus en plus nombreux à venir sur ce blog, comme je m'en aperçois en lisant mes statistiques. Parmi les mots clefs les plus courants apparaissent : médecin légiste, comment devenir
médecin légiste, assistante médecin légiste, cadavre médecin légiste, salaire d'un médecin légiste... Bienvenue à vous !
Je conçois votre désappointement puisqu'il n'est question ici que d'un médecin légiste lapin, de meurtres de lapins, dans un monde de lapins, avec une université de botanique. Mais vous et moi,
nous avons, je crois (j'espère) des points communs, très légers, certes, comme des points de suture sur le point de disparaître, et pourtant oui il y a bien derrière tout cela une blessure, une
plaie, une évidence : la mort.
Je me demande quel est votre rapport à la mort, peut-être même que j'en frémis, mais j'imagine, n'est-ce pas, que vous envisagez la mort d'une manière tellement plus familière que moi et que mes
visiteurs réguliers, qui nous faisons des frayeurs pas possibles au sujet de lapins qui n'existent pas. Ou disons plutôt que nous faisons semblant, histoire de passer le temps.
Pendant ce temps, vous, amis légistes ou aspirants, menez un combat après le combat, et établissez, si je ne me trompe, les causes du décès, et avez cet accès-là, véritable, à l'accident, au
meurtre, au crime.
Je rends hommage à votre sang-froid et vous salue,
L'Etrangère.
je suis en deuxième année de médecine, et j'aimerais devenir médecin-légiste, mais ce n'est par amour de la vérité ! Simplement, les vivants m'ennuient, et c'est dangereux. Avec les morts, on ne parle pas, et on ne risque pas de les blesser. En plus, ils ne portent pas plainte en cas d'erreur de diagnostic. Voilà, j'espère ne pas vous avoir trop déçu.
Gniarf.